Au revoir chères vacances …

Au revoir chères vacances … Adieu lointaine Guyane.

Cela fait un bail que je n'ai pas pris de vacances et cela commence à me manquer et à me peser lourdement. Je le ressens dans ma façon de travailler, la difficulté à me plonger dans des dossiers de fond, une capacité limitée à ma concentrer sur de longues périodes, un certain découragement face à la multitude et à la diversité des tâches qui se posent, et le fait même de considérér un nouvel événement comme un problème et non plus comme une opportunité, le fait de me paralyser / tétaniser devant l'ampleur de certains trucs. Le fait même de ne plus pouvoir dire : "Eh ! Les copains je suis à jour dans mon traval !"

Certes mes dernieres vacances officielles (i. e. prises sur mes Congés Payés) datent d'août 2006. Bon c'était pas vraiment des vacances puisque, dans la réalité, je faisais partie de l'encadrement du DEM 2006 (cellule administrative).

Alors, quand on connait mes problèmes récurrents avec l'administration en général (et militaire en particulier), cela peut paraître amusant, mais en fait ma haine farouche et quasi viscérales des administrativo-bureaucrates me donnait un avantage énorme, c'était que je trouvais des solutions pragmatiques à tous les problèmes à deux balles qu'ils me présentaient. Un peu comme si je me trouvais en face d'un boss en fin de niveau de jeu video, et qu'il fallait le passer pour accéder au niveau suivant. Cela stimule une certaine créativité.

Tel le Mario Bros kaki, j'évitais les boulettes, les impondérables, les papiers à remplir, etc. MAIS cela n'en reste pas moins du travail et non pas des vacances, du repos, du vidage de cerveau pour du remplissage de tête, etc.

Or un de mes excellent ami m'avait proposé un voyage en Guyane. 15 jours en avril. On devait partir à 4 copains du 1ier au 15 avril. Je m'étais fait tout un film sur ces vacances : la forêt tropicale, les fleuves gigantesque, la faune, les indiens, Kourou, les bas-fonds, le CNES, Ariane, la cuisine typique, les alcools bizarres, les lever de soleil, les fruits gorgés de jus, etc. C'était un truc auquel je me raccrochais : "Dans 2 mois je suis en vacances, dans 45 jours je suis en vacances, dans 1 mois je suis en vacances."

C'était un super plan, invité dans une belle maison, avec un super programme, une multitude de possibilités, un champs d'exploration énorme et insoupçonné. Pas de contraintes, pas de plans, la totale liberté, l'improvisation, l'inspiration du moment, l'envie de l'instant.

D'une certaine façon cela me faisait tenir. Cela ancrait ma réalité quotidienne dans une expectative à court terme de rêve et d'évasion. Il y avait un parfum d'exotisme, de découverte, de voyage, de … partir, quoi ! Et puis c'était entre potes, et pas des potes de bureau. Les autres, ceux que je vois moins. C'était aussi une façon de quitter la routine.

Bon, hier S m'appele pour dire que c'est tombé à l'eau.

Enfin, pas vraiment tombé à l'eau, mais décalé à septembre. Je peux pas attendre jusque là, merde.

Voilà, alors évidemment cela me déprime. Il va falloir vite fait que je trouve un plan B de substitution parce que là j'atteins un certain seuil de saturation. Trop de CO², trop de gris, trop de métro-boulot-dodo, trop de prévisible, trop de pression !

Bon, dans ces conditions il suffit juste de se dire que la vie pourrait être franchement pire ! je pourrais être au chômage, malade, laid (ahahaha), célibataire (AHAHAHAHAHAHAH), sans amis, etc. Donc, au final, c'est une problématique de mec heureux qui veut être encore plus heureux, mais quand même.

Et puis comme dit Goldman : "Y'a pas de suicide au Sahel, pas de psychiatre en plein désert, pas d'overdose à Kinshasa."

One Response to “Au revoir chères vacances …”

  1. gemme dit :

    ça, c’est nouveau!
    euh, et c’est qui la petite fille de novembre ?

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