Répliques immortelles (miscellanées 2)

L'actualité c'est le film 300. En tout cas pour moi (et les potes autour) c'est LE TRUC que l'on attend avec une impatience quasi maladive. Je suis l'évolution du projet depuis sa tendre genèse (sur fantasy.fr c'est facile) et j'étais déjà fan de Frank Miller depuis sa reprise de Daredevil chez Marvel. Donc mon impatience savamment entretenue par les équipes marketing de Warner Bros (ils sont forts ces américains !) allait grandissant. 

Tout le monde a vu la Bande Annonce (sinon elle est ). Et il y a cette fameuse phrase : "Nos flèches couvreront la lumière du soleil." Ce à quoi un soldat spartiate aurait répondu "Et bien nous combattrons à l'ombre." On prète aussi cette phrase apocryphe à un général d'Alexandre le Grand lors de la bataille de Gaugameles.

Bref on se prépare une belle sortie ciné en perspective.

Ce qui est amusant (intéressant)  c'est que 300 qui retrace la bataille des Thermopyles relate, ni plus ni moins, l'histoire d'une défaite. Or en France c'est un peu notre grand truc. J'ai l'impression que l'on célèbre plus facilement les défaites que les victoires. Comme si le sacrifice ultime et l'héroïsme des soldats devaient faire oubler l'impéritié du commandement, les stratégies périmées, les doctrines d'emploi obsolètes.

Par exemple (et sans remonter à Alésia) :

  • Camérone (fête de la légion étrangère)
  • Bazeilles (fête des troupes de marine)
  • Cadets de Saumur (relaté dans La Dernière Brigade de Maurice Druon)
  • Dien Bien Phu
  • Sidi Brahim

Bref on revient à cette phrase stupide "Tout est perdu, fors l'honneur." C'est une sorte de complexe que l'on porte sur soi : magnifier le courage permet de faire oublier les défaillances du commandement. Grrrrr.

C'est aussi intéressant de noter que la France (notre belle et grande Nation, on finira par le savoir), pourtant pays prolifique en films cinéma, est assez pudique concernant son histoire et principalement son histoire militaire (si on excepte les films de Pierre Schoendorffer et quelques météores comme Joyeux Noël ou Indigènes). 

Je profite de l'occasion pour faire une petite anecdote (miscellanienne ?) sur une expression passée dans le langage usuel français (enfin peut-être pas dans la kikoo djeun' lol génération mdr) : Il pleut comme à Gravelotte. Cette expression désignant une forte pluie que mon grand-père utilisait, puis mon père, puis moi n'avait aucune signification particulière à mes yeux (enfin à mes oreilles) et n'évoquiat rien du tout.

Sauf que, magie de l'internet, en surfant j'ai découvert l'origine de l'expression (ici).

Gravelotte : bataille franco-prussienne de 1870. Victoire française non exploitée, donc non décisive (soupir) ! Une des premières guerres modernes (à différencier des guerres napoléoniennes) durant laquelle l'artillerie sera déterminante. Les positions françaises à Gravelotte (charmante petite ville de Moselle) seront pilonnées par l'artillerie boche allemande sans discontinuer par un feu nourri et d'une densité sans pareille jusque là. Et les lignes françaises tiendront.

Donc l'expression anodine et tellement rétro vient de ce fait d'armes de troupes françaises décimées par une artillerie supérieure en quantité et en qualité et qui tiendront le front lors de la guerre de 1870.

Laughing Ah, si ! Je suis de mauvaise foi : il y a l'excellentissime et drolissime Vercingétorix (avec Christophe Lambert).

Innocent Putain chais pas dans quelle rubrique la mettre cette note : misc, mili ou movie ? Allez, va pour mili ! (ça m'apprendra à faire des rubriques).

La blague du biquet : c'est deux morceaux de viande qui marchent dans la forêt. Tout d'un coup, l'un se retourne et ne voit plus son compagnon. Il s'écrie "Ou es-tu ? Ohé ! Ou es-tu ?". L'autre surgit de derrière un arbre et dit "Steack haché." (merci à mlle G. soupir)

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