Mes amis, des impôts (suite et fin douloureuse)

Bon certes j'atteins les abysses de la nullité en ce qui concerne la compréhension des rouages administratifs. Cet handicap a un coût. Je m'en doutais et là, je viens de bien le comprendre à quel point.

Il y a quelques temps j'étais très en retard dans ma déclaration de revenus. Entre autre parce que j'ai une gestion LIFO de mon courrier plutôt que FIFO.

  • LIFO : Last In – First Out
  • FIFO : First In – First Out

En l'occurence je fais des piles de courrier et, à un moment donné (quand la pile est trop importante) je me la fais dans son intégralité en commençant par le haut. Donc le dernier courrier reçu est le premier à être traité. En l'occurence les lettres de relance des impôts étaient tout en dessous.

Je savais donc que j'allais payer un peu plus que mon écôt républicain et je l'acceptais en me disant que l'on ne m'y reprendra plus (AHAHAHAHAH). Mais quand j'ai reçu la lettre avec la somme demandée je suis quand même allé les voir pour "dissiper ce léger malentendu" parce que … euh cela fait beaucoup.

J'ai d'abord rencontré une charmante dame qui avait une ressemblance criante avec la secrétaire réfractaire et agée de Monsters inc. J'ai pu mesurer le fossé jargonaphasique (terme inapproprié, je sais) entre elle et moi. Un peu comme une rencontre du troisième type, un first contact, BiquE.T. rencontre Elliott. Bref, je ne comprenais AB-SO-LU-MENT rien à ce qu'elle me disait (sauf que j'étais complètement fautif, et que, la prochaine fois, mieux vaut pour moi que je trucide une petite vieille, plutôt que d'être en retard avec le fisc ; c'est noté).

Comme je lui précisais que j'étais venu pour me faire expliquer et pas engueuler elle eut une réponse sympa du genre : "- De toute façon c'est pas ici. Là c'est la Trésorerie. Il faut aller au Centre des Impôts" "-Et c'est ou ?" "- A côté" ; "- A côté ou ?" ; etc. jusqu'à avoir la bonne adresse.

Bref, je suis donc aller au CDI. Après une certaine attente (normal) j'ai été reçu par un jeune homme fort sympa, qui a parfaitement compris mon cas et qui m'a bien expliqué avec des mots simples, que "Non, il n'y a pas de malentendus, mais que quand on est trop en retard et bien ça douille un max." La somme demandée est correcte, merci, au'revoir.

Oh putain ! Misère !

Bon, ben j'ai plus qu'à demander à la compta de me faire une avance de salaire. Ca tombe bien que je ne puisse pas partir en vacances parce que j'aurais eu du mal à les assumer financièrmeent.

Je crois que je vais éditer un L'ADMINISTRATION POUR LES NULS. Je vais en vendre des millions.

2 Responses to “Mes amis, des impôts (suite et fin douloureuse)”

  1. Pouf pouf dit :

    .. c’est que ccette fameuse somme rondelette va servir à les payer tes deux gentils interlocuteurs…

  2. aibenel dit :

    Hi! Hi! Ici à Montréal, le CDI c’est le complexe de l’information de radio-canada. Mais comme le niveau de stress inutile atteint là-bas des sommets, on le surnomme amicalement (heu… pas tant que ça, en fait…) le complexe des imbéciles.

    Tu devrais aimer l’anagramme toi aussi!

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