Archive for mars, 2007

Mes amis, des impôts (suite et fin douloureuse)

mercredi, mars 7th, 2007

Bon certes j'atteins les abysses de la nullité en ce qui concerne la compréhension des rouages administratifs. Cet handicap a un coût. Je m'en doutais et là, je viens de bien le comprendre à quel point.

Il y a quelques temps j'étais très en retard dans ma déclaration de revenus. Entre autre parce que j'ai une gestion LIFO de mon courrier plutôt que FIFO.

  • LIFO : Last In – First Out
  • FIFO : First In – First Out

En l'occurence je fais des piles de courrier et, à un moment donné (quand la pile est trop importante) je me la fais dans son intégralité en commençant par le haut. Donc le dernier courrier reçu est le premier à être traité. En l'occurence les lettres de relance des impôts étaient tout en dessous.

Je savais donc que j'allais payer un peu plus que mon écôt républicain et je l'acceptais en me disant que l'on ne m'y reprendra plus (AHAHAHAHAH). Mais quand j'ai reçu la lettre avec la somme demandée je suis quand même allé les voir pour "dissiper ce léger malentendu" parce que … euh cela fait beaucoup.

J'ai d'abord rencontré une charmante dame qui avait une ressemblance criante avec la secrétaire réfractaire et agée de Monsters inc. J'ai pu mesurer le fossé jargonaphasique (terme inapproprié, je sais) entre elle et moi. Un peu comme une rencontre du troisième type, un first contact, BiquE.T. rencontre Elliott. Bref, je ne comprenais AB-SO-LU-MENT rien à ce qu'elle me disait (sauf que j'étais complètement fautif, et que, la prochaine fois, mieux vaut pour moi que je trucide une petite vieille, plutôt que d'être en retard avec le fisc ; c'est noté).

Comme je lui précisais que j'étais venu pour me faire expliquer et pas engueuler elle eut une réponse sympa du genre : "- De toute façon c'est pas ici. Là c'est la Trésorerie. Il faut aller au Centre des Impôts" "-Et c'est ou ?" "- A côté" ; "- A côté ou ?" ; etc. jusqu'à avoir la bonne adresse.

Bref, je suis donc aller au CDI. Après une certaine attente (normal) j'ai été reçu par un jeune homme fort sympa, qui a parfaitement compris mon cas et qui m'a bien expliqué avec des mots simples, que "Non, il n'y a pas de malentendus, mais que quand on est trop en retard et bien ça douille un max." La somme demandée est correcte, merci, au'revoir.

Oh putain ! Misère !

Bon, ben j'ai plus qu'à demander à la compta de me faire une avance de salaire. Ca tombe bien que je ne puisse pas partir en vacances parce que j'aurais eu du mal à les assumer financièrmeent.

Je crois que je vais éditer un L'ADMINISTRATION POUR LES NULS. Je vais en vendre des millions.

Looking for Shakespeare

samedi, mars 3rd, 2007

Bon, ben moi j'aime bien Shakespeare. Je suis pas un grand spécialiste, mais juste un amateur. J'apprécie son ton, la diversité des thèmes abordés, le soufle épique, l'humour, le fait qu'il s'affranchisse de toutes règles pour les plier à son histoire. Et curieusement j'ai découvert Shakespeare au ciné plutôt qu'au théâtre, principalement gràce à Kenneth Branagh qui a réussi à nous le rendre encore plus vivant et actuel aujourd'hui.

Ce gars a porté au cinéma :

  • Hamlet
  • Othello (magnifique Lawrence Fishburne, superbe Irène Jacob)
  • Henry V (we few, we happy few, we band of brothers, soupir)
  • Beaucoup de bruit pour rien

 

Frown Alors quelqu'un peut m'expliquer pourquoi aucun de ces putains de DVD n'est disponible en français ? Alors qu'il y a une putain de distribution exceptionnelle à chaque fois ? (enfin si il y a Beaucoup de bruit pour rien dans la collection comédies sentimentales !!!)

Alors certes pour Hamlet, il y a une version avec Mel Gibson et une autre modernisée avec Ethan Hawke, m'enfin la plus réussie reste celle de Branagh.

Sinon, un conseil allez voir (ou procurez vous) Richard III de et avec Ian McKellen (Gandalf – Magneto). C'est la transposition de la pièce dans une Grande-Bretagne des années 30. C'est passionnant, très intelligent et … un peu effrayant.

Dont voici les premières minutes et le fameux : "Now is the winter of our discontent … "

Sinon il y a le (assez médiocre AMHA) Songe d'une nuit d'été avec Kevin Kline et Michelle Pfeiffer :

 

Et pour vcconclure il y a aussi de multiples oeuvres dérivées ou inspirées dont :

  • Shakespeare in Love
  • Operation Shakespeare
  • Looking for Richard (avec Al Pacino)
  • Le Cercle des poètes Disparus

Bref, gageons que Shakespeare est loin d'être passé de mode et qu'il y a encore de belles perles à découvrir ou redécouvrir.

En tout cas si un jour quelqu'un pouvait lancer une collection DVD Shakespeare (les trucs modernes, pas les machins vieux et pincés à la Laurence Olivier) cela serait génial et il serait mon ami pour la vie.

Ah ! Et j'allais oublier si Kenneth Branagh ou Ian McKellen (enfin "sir" Ian McKellen) veut bien adapter La Guerre de Troie n'aura pas lieu, et bien je leur baiserai les pieds (au figuré).

Répliques immortelles (miscellanées 2)

vendredi, mars 2nd, 2007

L'actualité c'est le film 300. En tout cas pour moi (et les potes autour) c'est LE TRUC que l'on attend avec une impatience quasi maladive. Je suis l'évolution du projet depuis sa tendre genèse (sur fantasy.fr c'est facile) et j'étais déjà fan de Frank Miller depuis sa reprise de Daredevil chez Marvel. Donc mon impatience savamment entretenue par les équipes marketing de Warner Bros (ils sont forts ces américains !) allait grandissant. 

Tout le monde a vu la Bande Annonce (sinon elle est ). Et il y a cette fameuse phrase : "Nos flèches couvreront la lumière du soleil." Ce à quoi un soldat spartiate aurait répondu "Et bien nous combattrons à l'ombre." On prète aussi cette phrase apocryphe à un général d'Alexandre le Grand lors de la bataille de Gaugameles.

Bref on se prépare une belle sortie ciné en perspective.

Ce qui est amusant (intéressant)  c'est que 300 qui retrace la bataille des Thermopyles relate, ni plus ni moins, l'histoire d'une défaite. Or en France c'est un peu notre grand truc. J'ai l'impression que l'on célèbre plus facilement les défaites que les victoires. Comme si le sacrifice ultime et l'héroïsme des soldats devaient faire oubler l'impéritié du commandement, les stratégies périmées, les doctrines d'emploi obsolètes.

Par exemple (et sans remonter à Alésia) :

  • Camérone (fête de la légion étrangère)
  • Bazeilles (fête des troupes de marine)
  • Cadets de Saumur (relaté dans La Dernière Brigade de Maurice Druon)
  • Dien Bien Phu
  • Sidi Brahim

Bref on revient à cette phrase stupide "Tout est perdu, fors l'honneur." C'est une sorte de complexe que l'on porte sur soi : magnifier le courage permet de faire oublier les défaillances du commandement. Grrrrr.

C'est aussi intéressant de noter que la France (notre belle et grande Nation, on finira par le savoir), pourtant pays prolifique en films cinéma, est assez pudique concernant son histoire et principalement son histoire militaire (si on excepte les films de Pierre Schoendorffer et quelques météores comme Joyeux Noël ou Indigènes). 

Je profite de l'occasion pour faire une petite anecdote (miscellanienne ?) sur une expression passée dans le langage usuel français (enfin peut-être pas dans la kikoo djeun' lol génération mdr) : Il pleut comme à Gravelotte. Cette expression désignant une forte pluie que mon grand-père utilisait, puis mon père, puis moi n'avait aucune signification particulière à mes yeux (enfin à mes oreilles) et n'évoquiat rien du tout.

Sauf que, magie de l'internet, en surfant j'ai découvert l'origine de l'expression (ici).

Gravelotte : bataille franco-prussienne de 1870. Victoire française non exploitée, donc non décisive (soupir) ! Une des premières guerres modernes (à différencier des guerres napoléoniennes) durant laquelle l'artillerie sera déterminante. Les positions françaises à Gravelotte (charmante petite ville de Moselle) seront pilonnées par l'artillerie boche allemande sans discontinuer par un feu nourri et d'une densité sans pareille jusque là. Et les lignes françaises tiendront.

Donc l'expression anodine et tellement rétro vient de ce fait d'armes de troupes françaises décimées par une artillerie supérieure en quantité et en qualité et qui tiendront le front lors de la guerre de 1870.

Laughing Ah, si ! Je suis de mauvaise foi : il y a l'excellentissime et drolissime Vercingétorix (avec Christophe Lambert).

Innocent Putain chais pas dans quelle rubrique la mettre cette note : misc, mili ou movie ? Allez, va pour mili ! (ça m'apprendra à faire des rubriques).

La blague du biquet : c'est deux morceaux de viande qui marchent dans la forêt. Tout d'un coup, l'un se retourne et ne voit plus son compagnon. Il s'écrie "Ou es-tu ? Ohé ! Ou es-tu ?". L'autre surgit de derrière un arbre et dit "Steack haché." (merci à mlle G. soupir)

Néo … biquetiste !! Vive la ré … ré … ré … volution (nan j’déconne)

vendredi, mars 2nd, 2007

Pendant que les autres travaillent Biquet se fait un look … Biquetski ? Biquetine ? Bref … euh un genre docteur Jivago anarchiste russe début XXième.

(attention cette note est purement narcissique)

A suivre le genre Biquet Tabarly.

InnocentCette note N'A PAS été réalisé lors de mes heures de bureau.

Au revoir chères vacances …

jeudi, mars 1st, 2007

Au revoir chères vacances … Adieu lointaine Guyane.

Cela fait un bail que je n'ai pas pris de vacances et cela commence à me manquer et à me peser lourdement. Je le ressens dans ma façon de travailler, la difficulté à me plonger dans des dossiers de fond, une capacité limitée à ma concentrer sur de longues périodes, un certain découragement face à la multitude et à la diversité des tâches qui se posent, et le fait même de considérér un nouvel événement comme un problème et non plus comme une opportunité, le fait de me paralyser / tétaniser devant l'ampleur de certains trucs. Le fait même de ne plus pouvoir dire : "Eh ! Les copains je suis à jour dans mon traval !"

Certes mes dernieres vacances officielles (i. e. prises sur mes Congés Payés) datent d'août 2006. Bon c'était pas vraiment des vacances puisque, dans la réalité, je faisais partie de l'encadrement du DEM 2006 (cellule administrative).

Alors, quand on connait mes problèmes récurrents avec l'administration en général (et militaire en particulier), cela peut paraître amusant, mais en fait ma haine farouche et quasi viscérales des administrativo-bureaucrates me donnait un avantage énorme, c'était que je trouvais des solutions pragmatiques à tous les problèmes à deux balles qu'ils me présentaient. Un peu comme si je me trouvais en face d'un boss en fin de niveau de jeu video, et qu'il fallait le passer pour accéder au niveau suivant. Cela stimule une certaine créativité.

Tel le Mario Bros kaki, j'évitais les boulettes, les impondérables, les papiers à remplir, etc. MAIS cela n'en reste pas moins du travail et non pas des vacances, du repos, du vidage de cerveau pour du remplissage de tête, etc.

Or un de mes excellent ami m'avait proposé un voyage en Guyane. 15 jours en avril. On devait partir à 4 copains du 1ier au 15 avril. Je m'étais fait tout un film sur ces vacances : la forêt tropicale, les fleuves gigantesque, la faune, les indiens, Kourou, les bas-fonds, le CNES, Ariane, la cuisine typique, les alcools bizarres, les lever de soleil, les fruits gorgés de jus, etc. C'était un truc auquel je me raccrochais : "Dans 2 mois je suis en vacances, dans 45 jours je suis en vacances, dans 1 mois je suis en vacances."

C'était un super plan, invité dans une belle maison, avec un super programme, une multitude de possibilités, un champs d'exploration énorme et insoupçonné. Pas de contraintes, pas de plans, la totale liberté, l'improvisation, l'inspiration du moment, l'envie de l'instant.

D'une certaine façon cela me faisait tenir. Cela ancrait ma réalité quotidienne dans une expectative à court terme de rêve et d'évasion. Il y avait un parfum d'exotisme, de découverte, de voyage, de … partir, quoi ! Et puis c'était entre potes, et pas des potes de bureau. Les autres, ceux que je vois moins. C'était aussi une façon de quitter la routine.

Bon, hier S m'appele pour dire que c'est tombé à l'eau.

Enfin, pas vraiment tombé à l'eau, mais décalé à septembre. Je peux pas attendre jusque là, merde.

Voilà, alors évidemment cela me déprime. Il va falloir vite fait que je trouve un plan B de substitution parce que là j'atteins un certain seuil de saturation. Trop de CO², trop de gris, trop de métro-boulot-dodo, trop de prévisible, trop de pression !

Bon, dans ces conditions il suffit juste de se dire que la vie pourrait être franchement pire ! je pourrais être au chômage, malade, laid (ahahaha), célibataire (AHAHAHAHAHAHAH), sans amis, etc. Donc, au final, c'est une problématique de mec heureux qui veut être encore plus heureux, mais quand même.

Et puis comme dit Goldman : "Y'a pas de suicide au Sahel, pas de psychiatre en plein désert, pas d'overdose à Kinshasa."

C’est marrant mais Star Trek … euh …

jeudi, mars 1st, 2007

C'est juste un détail, mais en prétant l'intégrale des DVD à un copain je me suis rendu compte du défaut suivant :

 cliquer sur l'image

Les titres de Star Trek IV et de Star Trek Insurrection sont écrits à l'envers.

Certes je suis un peu perfectionniste, geek, collectionneur et DVD-vore.

Voilà, cette note n'a AUCUN intérêt. Désolé ! Et c'est ma dernière note sus Star Trek.

La Blague de mister Biquet : c'est un 0 qui rencontre un 8 et qui lui dit : "Tiens, tu t'es acheté une nouvelle ceinture !"