Vacances en paliers de décompression !!

Cela fait longtemps que je dois partir en vacances.  Et même cela fait longtemps que j'aurais dû prendre des vacances, des vrais, des "j'oublie tout, rien à faire du tout."

Des vacances à regarder de graciles jeunes femmes aux formes plantureuses danser lascivement devant moi au son des youkoulélés, tout en sirotant un mojitos avec de la glace (pilée, la glace).

Or, force est de constater que cela faisait un bail que je n'avais pas pris de vacances, entre autre parce que quand je prenais des vacances c'était pour faire des périodes militaires de réserves. Alors forcément cela ne repose pas des masses.

Bon, si bien que lassée et énervée de me voir lassé et énervé, l'équipe de mon boulot m'a foutu d'office en vacances. Afin de me changer les idées et de recharger les batteries.

Seulement c 'est pas aussi facile que ça parce que :

D'abord j'ai plus un kopeck parce que j'ai été ratissé par les impôts. J'ai été ratissé par les impôts parce que je suis con, mais ça c'est une autre histoire qui est lié au fait que je suis endémiquement, systémiquement, compulsivement atteint de procrastination et d'incompréhension dès que l'on aborde les sujets se référant au domaine bureaucrato-administratif.

Ensuite j'ai quand même toujours une grosse pile de taffe en retard. Et je sais que personne n'est irremplaçable ("les cimetierres sont remplis d'officiers irremplaçables qu'il a bien fallu remplacer" comme disait Clémenceau je crois) mais j'aime pas laisser du travail derrière moi. C'est comme de pas rincer la baignoire après avoir pris son bain.  C'est pas propre ni respectueux pour le suivant (m'enfin quand on est célibataire … euh … ben ça dérange pas trop la suivante passqu'elle existe pas).

Enfin, ben, je suis un peu obligé d'avouer, je sais pas trop comment m'y prendre. C'est un peu soudain, violent, inattendu … et puis j'voulais pas vraiment. Et puis ça se prépare tout ça … et moi j'ai rien préparé. C'est comme partir à la guerre sans un wingo, en attendant l'opo (complété d'un ovo, ça va de soi) suivi d'éventuels frago. Et puis là j'ai même pas une p'tite période militaire, ou un p'tit stage d'Etat Major, même pas une p'tite mission sympa à caser. Pffffffff ! Les temps sont durs.

Donc cela fait 5 jours que je suis en vacances (en fait depuis vendredi dernier) mais que je viens au bureau quand même parce que je m'emmerde et puis je sais pas trop quoi faire de tout ce temps libre. Alors, certes, je fais des demie-journées (en me cachant parce que sinon Barbara me crie dessus et se fâche tout rouge) mais voilà, je m'acoutume petit à petit à ne pas travailler. Cependant je remplace ce rien par rien justement. Je m'aprivoise à glander et j'ai un peu de mal. C'est pas que je suis un hyperactif surmené, mais si rien faire c'est passer mes journées à regarder des DVD, mater des séries télé, ou bouquiner … euh je suis pas sûr que cela soit LA bonne idée. C'est un peu mon planning de week end que j'étalerais sur une période prolongée. Une sorte de week end à rallonge. Et, en fait, ce n'est ni reposant, ni gratifiant, ni dépaysant, ni épanouissant.

Heureusement j'ai un ami qui se marie ce week end. Lui il est plutôt du genre hyperactif débordé surmené, vivre à cent à l'heure, tout ça. Donc il a organisé, la veille du mariage, une journée pote avec canyoning, randonnée et kayak. Voilà donc les vacances vont vraiment commencer vendredi. Samedi c'est le mariage, dimanche c'est la digestion (et se remémorer tous les trucs ridicules et particulièrement humiliant que j'aurai fait lors de la soirée lorsque j'étais bourré). Lundi, là il faut que je trouve un truc !! N'importe quoi, mais un truc pour plusieurs jours, dans le cadre d'un budget limité, dans une espace pas trop éloigné, pour une durée limitée. A moi l'UCPA, dégriftour, ou alors un plan squat chez un copain en Province (Bretagne ou Côte d'Azur).

En fait (et c'est pour cela que j'ai appelé ce message comme ça) j'ai un peu l'impression que je suis en plongée et que je remonte vers la surface. Mais que je ne peux pas monter trop rapidement et qu'il me faut des palliers de décompression pour reprendre des bonnes habitudes et à m'acoutumer à une nouvelle pression moins importante et habituer mon corps à ces facteurs extérieurs d'absence de délais, de travaux, de dossiers, d'opérations en cours, etc.

C'est donc une sensation un peu bizarre et presque amusante.

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