Archive for juin, 2007

Docteur Pèche & and Mister Déprime

jeudi, juin 7th, 2007

Il y a deux films qui ont de effets complètement opposés sur moi. C'est normal le premier est une comédie romantique britannique, le deuxième est un drame social japonais.

Néanmoins en les ayant regardés je suis arrivés à trouver mes deux extrêmes :

  • Le premier pour me donner la pèche
  • Le deuxième pour me plonger dans la plus grande déprime 

Donc mon film qui donne la pèche : c'est LOVE ACTUALLY.

 

Il faut dire que je suis très bon public pour ce genre de film. Depuis QUATRE MARIAGE ET UN ENTERREMENT, COMME UN GARCON, COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL, les deux BRIDGET JONES je suis un fervent contempteur des comédies romantiques britanniques.

Je trouve qu'ils ont un savoir faire bien meilleur que les comédies américaines, entre autre parce qu'ils ajoutent un élément dramatique plus ancré dans la vie et généralement inattendu. Dans les comédies romantiques américaines vous avez l'imparable PRETTY WOMAN ou le très moyen JUST MARRIED et cela dégueule de bonheur, et on sait que Richard Gere se fera Julia Roberts et qu'en fait, non, Julia Roberts c'est pas une prostituée, mais une fille bien qu'a pas eu de chance, et pis finalement Richard Gere au fond c'est pas un si mauvais mec, mais qu'en fait, … euh il a eu des problèmes avec son père, alors il se cherche un peu, mais faut le comprendre, d'ailleurs l'argent ça fait pas le bonheur, et ce qui compte dans la vie c'est d'avoir une vie de famille épanouie et de manger du maïs sans OGM dans une maison écolo.

Bref ce genre de film est, pour ma gueule, un véritable traitement médical qui me refile la pèche. Cela m'évite une thérapie chez le psy. LOVE ACTUALLY est particulièrement réussi, dans ce chassé-croisé de personnages de couples qui se font, se défont, se refont, se ratent, se retrouvent, etc. Toujours avec une utilisation judicieuse de la musique, des acteurs qui jouent juste (ni trop, ni pas assez) et une touche d'humour so british. En y regardant bien c'est exactement le cas de BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN, pièce de William Shakespeare, remarquablement interprétée au cinéma assez récemment et qui avait déjà les recettes qui font le succès des films d'aujourd'hui.

Donc en cas de déprime collez vous devant LOVE ACTUALLY. Vous verrez cela vous filera la pèche (la patate, la niaque, la frite). On devrait même le faire rembourser par la Sécurité Sociale comme anti-dépresseur.

Par contre, inversement, il y a un film qui m'a fait grimper le bourdon vers des cimes de dépression rarement atteintes auparavant. C'est NOBODY KNOWS.

On me l'avait teasé en disant : c'est un drame social, très épuré, simple et touchant. Récompensé lors du festival de Cannes, une révélation. Un truc unique, bouleversant, d'une justesse dans la narrration, tiré d'un drame vrai.

DE LA MERDE, OUAIPS !!

Putain c'est long et c'est vrai cela file le bourdon au maximum, effet garanti, testé en laboratoire. En plus c'est excessivement long et lent. Si bien qu'en le regardant, vu que l'action avance à la vitesse d'un escargot au galop sous tranxène, j'ai le temps de penser à plein de trucs déprimants, morbides, sombres.

Je me faisais deux films : un sur mon écran, et un dans ma tête sur ma propre vie en mettant en exergue tous les trucs qui merdaient.

La vie de ces momes abandonnés, bon sang j'en ai rien à talquer. Si c'est tiré d'un fait réel c'est pas d'ma faute. Généralement je lis ça en deux lignes dans la rubrique faits divers du journal et je me dis : "Mais c'est affreux." Cela ne fait pas de moi quelqu'un de sans coeur, mais alors me fader 2h21 de misère, d'abandon, d'indifférence dans la ville, de solitude … c'est bon quoi.

Presque arrivé à la fin, j'ai eu un sursaut : "Mais pourquoi j'ai toutes ces idées noires, moi ?" Ben oui, c'est normal tu regardes un film que même Ben Laden cela le ferait pleurer. Bref, je me suis arrêté une vingtaine de minutes avant la fin. Et je veux pas la connaître !!

Merci, les conneries ça va un temps ! Bref, suis allé me coucher avec un bourdon du tonnerre. Bref, si vous voulez vous faire du vague à l'âme puissance 1000, ou alors si vous avez un moral d'acier et une bonne humeur excessive, vous pouvez vous regarder ce film. Sinon, lisez le résumé et passez à autre chose.

Heureusement que j'ai une méga pile de bouquins pour m'occuper !!

Au fait, pourquoi j’écris ?

mercredi, juin 6th, 2007

Je me demandais pourquoi j'écrivais sur ce blog.

En effet je sais quelle forme j'ai voulu donner à ce blog et, dans l'ensemble, je m'y suis assez bien tenu. Certes certains sujets sont un peu plus personnels mais sont noyés sous la masse (!!) et puis cela me fait du bien de le lâcher quelque part.

Mais écrire ? Pourquoi est-ce que je consacre entre 10 et 30 minutes par jour à écrire sur ce blog ? Pourquoi est ce que j'ai toujours un petit morceau de papier sur lequel j'écris les sujets qui me passent par la tête en me disant "Tiens cela fera une bonne note de blog." ? Et pourquoi est ce que j'y prends autant de plaisir ?

Penchons nous sur ce cas épineux. Allongez-vous monsieur Biquet. Voilà, maintenant vous êtes détendu. Allez-y dites moi tout, je vous écoutes.

C'est presque un besoin compulsif. Le blog a un côté adictif, plaisant et narcissique. Mais surtout il répond à un besoin ou plutôt, dans mon cas, à un manque.

Comme beaucoup de personnes je pensais que je portais un livre en moi et que je devais l'accoucher. Puis avec le temps les idées se sont multipliés et ce n'est pas un livre mais plusieurs et je ne me suis jamais attelé à la tâche de l'écriture. Enfin, je réalise que l'écriture d'une histoire est un processus long, fastidieux et qui nécessite une volonté de fer et un excellent moral. Et puis, pour quelqu'un comme moi cela implique aussi d'écrire pour mon propre plaisir ou pour partager qulelque chose avec mes proches. Donc, au final, écrire le plus dur c'est de décider de s'y mettre.

Bref, en fait ce blog apparaît comme un palliatif à mon défaut d'écriture. Ecrire un ouvrage est un processus complexe et de longue haleine. Sur un blog je peux me permettre d'écrire en fractionné, des notes sans queues ni têtes, sans rapport les unes avec les autres, sans registre défini et suivi … bref une culture du zapping.

A l'inverse écrire un ouvrage nécessite un travail régulier, continu. Une écrivain très talentueuse répertoriait les écrivains en 2 catégories : les scripturaux et les architecturaux.

Les scripturaux ont une idée maîtresse qui doit guider leur travail. Ils écrivent jusqu'à arriver à leur destination en s'autorisant des tours et des détours, des digressions, des changements minimes ou majeurs et peuvent même changer d'objectif final en cours d'écriture si l'envie, l'opportunité, la fantaisie ou l'humeur les y poussent.

Les architecturaux ont au contraire un processus beaucoup plus précis, défini et abouti. Ils échafaudent un plan, une ossature précise dans laquelle ils vont se laisser peu de marges de manoeuvres. La structure du roman sera plus rythmé. Ils feront les recherches dont ils ont besoin en amont puis se lanceront dans le processus d'écriture pour donner de la chair, des muscles, des nerfs à cette ossature.

Ben moi je suis ni l'un ni l'autre. Je suis la troisième catégorie. Un paresseux qui n'a pas envie de se confronter à un travail considérable, un timoré effrayé par l'ampleur de la tâche, un timide qui n'a pas envie d'être confronté au regard de l'autre, donc … ben je commence pas … donc à la place je fais un blog.

C'est génial non. Je suis pas un écrivain raté, je suis un écrivain non-accouché qui reste dans le confort paisible d'un cocon placentaire bloguique.

Innocent Voilà, ben j'ai ma réponse. En y réfléchissant bien et en relisant ce message je me demande si je préférais pas rester dans une douce et confortable ignorance.

Ah ! On rigole, on rigole mais …

mardi, juin 5th, 2007

… mais le marketing c'est sérieux. C'est important. C'est une science. Pas du truc d'apprenti magicien, pas de l'esbrouffe de rigolo, nan, nan !

Les mecs, y z'ont fait des études. Ouhlala ! Donc vala ce que ça donne : 5 ans d'études, et un budget communication maousse costaud pour un leader sur son secteur :

A bon entendeur !!

Blague à part je pense au contraire que c'est très fort et très bien pensé. Car en fait on assiste à une superbe campagne de publicité pour un budget extrêmement réduit.

En effet cette image a été vue un nombre de fois incalculable. Résultat : tout le monde a entendu parler de telemarket.fr et cela a coûté : une affiche en zone pavillonaire, une photo numérique et pas mal de marketing viral internet. Et cela touche directement la population ciblée : à savoir les internautes compulsifs.

Plus léché comme travail (si vous me passez l'expression) est cette publicité qui a un ancarge local antillais et qui a été réalisé en 3D (excusez du peu) :

Je pense que cette enseigne de menuiserie peut s'installer en métropole au vu de son impact et de son rayonnement.

Dura l’ex, sed l’ex.

lundi, juin 4th, 2007

Bon alors vala, samedi j'ai acheté le cadeau pour "ma maman que j'aime TM" dans le cadre de la grande opération consumériste "soyez un bon fils au moins une fois par an". Et pis, ben en même temps j'ai eu un sursaut de connerie, un truc qui me pète à la gueule et que je ne peux pas empêcher, un truc que quand je le fais je me dis "mais t'es con, putain que t'es con !".

Et c'est plus fort que moi je peux pas vraiment m'en empêcher. Nan, ce n'est pas ma boulimie compulsive d'achat de DVD (dont la finalité est d'occuper mes heures de solitude dans mon appart, plus que de répondre à un besoin de satisfaire ma passion geek).

Voilà j'ai aussi acheté un cadeau pour mon ex. Pas n'importe quelle ex, l'Ex, la seule, l'unique, celle qui plusieurs années plus tard continue de resurgir dans mon inconscient sans prévenir, de hanter mes nuits.

Alors "commençons par le commencement" comme disait Dieu en relevant les larges manches de sa djellaba blanche à l'aube de la création du premier jour (après il a dit : "Eh ben c'est pas gagné" mais c'est pas dans la Bible).

Avec "ma maman que j'aime TM" nous avons un accord tacite d'achat de cadeau. Plutôt que de se faire des surprises respectives qui ne nous plairont pas, nous préférons nous passer commande de ce que nous voulons. C'est simple et il n'y a pas de possibilité de déception. Certes cela perd en spontanéïté, mais on y gagne en simplicité et en tranquillité. De plus, force est de constater que ni moi ni "ma manan que j'aime TM" ne sommes doués pour jouer la comédie. Ainsi la déception se peint systématiquement sur notre visage malgré tout nos efforts pour la camoufler quand nous recevons nos cadeaux.

Donc, pour éviter ces désagréments, nous optons pour cette solution qui nous satisfait pleinement tous les deux.

Bref, le cadeau pour "ma maman que j'aime TM" est une bouteille de Guerlain … mais pas n'importe laquelle. Si on l'achète la veille de la fête des mères (et seulement ce jour-là) dans la boutique Guerlain des Champs Elysées (et seulement dans cette boutique là) on peut faire graver quelque chose dessus. Donc, en plus du cadeau, il y a le geste et l'effort qui donneront plus de valeur à ce cadeau qu'un simple aller chez Séphora.

Bon, alors décidé à remplir mon office de "bon fils", je me rends dans ladite boutique, ledit jour fatidique veille de la sacro-sainte fête des mamans pour acheter l'un des parfums sélectionné par "ma maman que j'aime TM". J'essaye les parfums pré-sélectionnés par ladite maman à savoir : Mandarine – Basilic (OK c'est sucré et un peu sirupeux, pas mon truc mais bof) et pis Angélique – Lilas. Celui-ci me plait vachement je le trouve super agréable et en fait il me rapelle des souvenirs. C'est entêtant, diffus, mais je peux presque mettre la main dessus. Ah, bordel mais c'est quoi ce souvenir fugage mais présent quand même, cette sensation à portée de main.

Paf ! Ca y'est, je l'ai ! Je blémis un peu. C'est l'Ex. Oui, oui c'est elle. Pas de doute possible. Ce parfum de fleurs un peu sauvage. Cette efluve qui vous saute dessus comme une douce agression lorsque l'on ne s'y attend pas. Je repose la bouteille et je continue mes pérégrinations olfactives. Rien n'y fait, le nez n'y est plus !

Bon alors je me lance sur le premier choix pour la fête des mamans et puis mécaniquement je prends la deuxième bouteille. C'est débile, bête, ridicule, absurdement mélo, stupido-romantique. Cela fait plus de trois ans que je ne l'ai pas vu. Si cela se trouve elle est fiancé ou elle va se marier cet été. Bah, on verra.

En attendant de faire graver ma bouteille je réfléchis à plein de phrases à écrire. Pour la bouteille à vocation maman c'est vite réglé : "Olivier (71%) 2007" (y'a une plaisanterie personnelle que seul "ma maman que j'aime TM" et moi pouvons savourer). Pour l'Ex c'est plus compliqué. C'est même carrément la galère. J'hésites même à l'offrir à une excellente amie. Puis non. Puis si ! Ah, tout ça est ridicule.

Devant moi on grave des "Mon amour pour la vie." "A la plus belle des mamans" "A ma petite femme chérie". Plus j'entends ces phrases d'une platitude extrême, plus j'ai envie de quelque chose de particulier, de singulier, de spécial. Mais c'est le vide, le trou noir, le néant. Une sorte de gouffre de l'imagination happe toutes mes idées en les broyant au mixer du "Trop nul !", "Trop ringard !", "Trop mélo !" un peu comme une vieille pub de la vache qui rit (certes l'idée me fait sourire mais me fait pas avancer dans mon problème).

Arrive mon tour. Bon je fais graver la première bouteille. Puis une fois terminé, je dois me lancer pour la seconde. La charmante dame relève le nez de son précédent travail et me demande "Et pour la deuxième, on met quoi ?". A court d'idée je dis "Avec Amour malgré tout".

Voilà j'ai maintenant un cadeau pour une fille dont je n'arrive pas à me sorttir de la tête et qui refuse de me revoir. Génial. "Quel con ! Bordel, mais quel CON !"

Pathétique !

AUCUNE VOLONTE !!

samedi, juin 2nd, 2007

Ce qui est énervant avec les biquets c'est qu'ils ont aucune volonté. Mais alors vraiment aucune. Suis passé devant le Virgin des Champs Elysées (après avoir fait mon achat fête des maman : objet d'un prochain message).

Pourtant je métais dit : "Nan, je rentre PAS."

Suis rentré quiuand même.

Puis m'étais dit "Regarderais pas les DVD"

J'ai regardé les DVD, pas pu m'en empêcher.

M'étais dit "Achèterait RIEN, na ! Plu'l sou."

Bon, et ben voilà quoi :

C'est plus fort que moi, j'ai mes chromosomes féminins* qui prennent possession de mon corps dans une folie consumériste inaltérable et inextinguible. Enfin, si, extinguible avac des achats justement.

Déjà que j'ai 10 000 DVD en retard (dont les séries Prison Break et heroes) voilà que je recommence.

En plus cela donne du choix assez éclectique :du nanar, du polar, du bizarre, du wawar** et du … cultard***.

* Je présente mes excuses aux femmes, pour cette remarque ouvertement mysogine, réductrice et fausse.

** wawar : … eu h… film de guerre.

*** cultard : non c'est pas des films de cul à regarder tard, mais du film culte. Voilà, il fallait que ça finisse en "ar" pour la rime.

Et heureusement que j'ai pu reprendre un peu possession de mes sens sinon y'en avait le double.

Foot in mouth Par contre ce qui est bien, c'est que pour une fois j'ai acheté que 2 DVD que j'ai déjà vu. C'est vrai que pendant un temps j'achetais plein de films en me disant "Ce film est génial, je l'ai déjà vu 1000 fois. Il me le faut." Super, depuis ils trônent dans leurs emballages d'origine dans ma bibliothèque et je les ai plus jamais revu.

Comment je me la pète grave !

vendredi, juin 1st, 2007

Ben ouaips, hier y'a eu la révolution au bureau (pas celle en opéra rock). Mais un vrai truc, maintenant j'ai du matos du tonnerre.

Le pire c'est que je sais pas vraiment pourquoi j'ai eu droit à tant d'égards et, enfin, ben passque je sais pas m'en servir.

M'enfin, passons !

Alors voilà comment ça c'est passé : 

Alors avant d'en arriver là :

Il a fallu en passer par bien des étapes.

D'abord on m'a installé une super imprimante couleur de la mort qui tue pendant ma pause déjeuner. Merci père Noël !! Bien sûr, au début j'ai cru que c'était un canular. Ben non c'est pour du vrai de vrai.

Pis, après j'ai été viré manu militari de mon bureau (un comble !) par le directeur informatique qu'a commencé à tripatouiller partout en apportant du matos, en le connectant, déconnectant, sauvant, transférant … et transpirant un peu aussi.

     et vala.

Bon il m' fallu une bonne matinée pour réussir à maîtriser Windows Vista. Les adeptes du Mac disent que c'est comme le Mac en moins bien. Ben, OK, pour l'instant j'ai bien galéré. Mais je désespère pas.

Bon, ben j'ai plus qu'à rattraper 2 jours de boulot. Cela tombe bien passque j'avais rien prévu de spécial pour ce week-end. AHAHAHAH

Je suis un biquet gâté.