Bon alors … LITTLE MISS SUNSHINE

Vite, vite, vite, passons à autre chose. Alors donc Little Miss Sunshine. Ben voilà c'est un film américain que l'on pourrait considérer comme … je sais pas … pfff … réfléchissons … euh … l'anti american way of life ? Ou le dark side de l'amercican Way of life ?

Bizarrement ce film a fait un tabac en France et dans le monde (avec un budget ridicule de 8 millions de dollars = 10 minutes de Robert de Niro !!). Un succès bien supérieur à ce qu'il aurait dû faire. Une sortie assez confidentielle, mais un succès qui a duré, duré, duré puis s'est amplifié par le bouche à oreilles, par des critiques dythirambiques et une floppée de prix.

Bref des amis m'ont traîné voir ce film.

Alors voici la bande annonce : 

Sur le moment j'ai passé un bon moment et j'ai apprécié les gags, les situations cocasses, etc. Bref, sur l'instant c'est un film drôle dans lequel on espère voir poindre une lueur d'espoir. Donc en l'attendant on se laisse porter par le film.

Attention : spoiler inside !! (dans la suite en rouge)

Puis, a posteriori, j'ai détesté car ce film, sous des dehors humoristiques, c'est super sombre et déprimant (et Dieu sait que j'ai pas besoin que l'on m'encourage dans cette perspective). C'est une bande de losers, et y'en a pas un qui réussit son rève. Tout se brise et aucune magie n'opère face à la cruelle réalité du monde. Alors certes je sais que le monde est pas tout rose mais MATHEMATIQUEMENT c'est impossible que tous foirent en même temps. Cela ne m'amuse pas de voir le destin de ces personnages pathétiques qui s'accrochent à leurs idéaux à leurs aspirations, qui essayent de vivre un truc et qui flanchent puis se plantent. Bref, le maheur des autres, fut-il cinématographique, ne m'a jamais fait triper.

Enfin j'en ai discuté avec une amie (C la copine de O) avec laquelle j'ai eu une longue et productive conversation. Certes c'est vrai que ces personnages se plantent MAIS en soi leurs destins sont pathétiques, leurs idéaux minables et surfaits et ils s'accrochent à leurs rèves comme à des chimères. Finalement ces rèves apparaissent plus comme des chaînes qui les retiennent : des chaînes imposées par des préceptes societaux, comportementaux, sociaux qui sont de véritables boulets.

Finalement le fait de les voir s'envoler sert plus de catharsis , de thérapie, et les libère. Enfin c'est la théorie de C … et j'y adhère. J'y adhère surtout car cela me permet de regarder ce film sous un jour complètement positif. Et tout d'un coup : cela va beaucoup mieux !!

Bon alors voici la référence à Proust dans Little Miss Sunshine : 

 

Bon ben il en a fallu du chemin pour en arriver là !

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