Archive for juillet, 2007

Moi aussi j’aime les chats !

mardi, juillet 10th, 2007

Un truc marrant sur internet c'est que tout le monde semble aimer les chats. Y'a des blogs (y'en a au moins 1 sur fantasybog ici), des vidéos postés sur youtube, des commentaires, des photos, etc.

Les chats c'est mimi, c'est marant, c'est cromeugnon, c'est kawaï, c'est … mon CUL OUAIPS !

Alors moi aussi je voulais rendre un hommage à ces gentilles petites bébètes mignonettes et félinesques. Un hommage tout en douceur et en finesse biquetienne, na !

Tout d'abord il ne faut pas négliger le côté pratique du chat : cela peut faire un superbe magnet sur son frigo. On peut sûrement y accrocher pleins de post-it avec des numéros de téléphone (comme celui de pizza hut par exemple). 

De plus, une autre côté pratique du chat c'est que l'on peut en récupérer des tas pour presque rien. Cette espèce là sera, en plus, extrèmement sage et vous apportera autant d'affection et d'amour que n'importe quelle autre.

Par contre il faut penser à en changer régulièrement pour des questions sanitaires. Eh oui, cette espèce là, à l'einstar de celle qui est plus remuante, n'est pas très propre. 

Bon, certes je suis un peu méchant mais en fait ce n'est pas tant les chats que le côté "petit bébé à sa mémère" qui m'exaspère. Personnellement je n'ai rien contre les chats, c'est plutôt le côté idéalisation et anthorpomorphisme qui me pète les couilles. Anthropomorphisme (je crois, mais chuis pas sûr à 100%) : projeter sur un animal des caractéristiques humaines. Or un chat, c'est un chat. Projeter sur lui des émotions ou des attitudes humaines est absurde (même si c'ets marrant pendant un certain temps).

Or, chacun sait que la lutte entre les chats et les chiens existe depuis la nuit des temps. Elle est même bien antérieure à la lutte des classes et se poursuit encore de nos jours.

Bien que cela soit une guerre d'image dans la psyché des humains, ce combat peut aussi être sous forme physique comme dans ce cas précis : 

C'est vrai que j'ai tendance à préférer les gros toutous sympas et bourrus, fidèles et qui puent aux petits roquets aboyants et insuportables. Néanmoins il y a des cas tragiques où on ne peut pas rester indifférent à la souffrance de la perte accidentelle du toutou bien aimé.

Que les possesseurs de chats, chattes, chatons me pardonnent et continuent de me garder leur affection et de m'inviter. Pareil pour les possesseurs d'insuportables et bruyants roquets.

Et puis si une possesseuse (possédante? possetrice? possessiste? posséssienne?) de chat s'intéresse à mon cas je voudrais pas la brusquer. Vous avez remarqué, j'ai même pas fait le jeu de mot pourri ?

Car le Biquet, c'est comme le chat, c'est trop kawaï, meugnon tout plein, adorable et puis … c'est propre (enfin surtout quand j'aurai récupéré une machine à laver passque là cela commence à craindre, un peu).

Mes films préférés !!

lundi, juillet 9th, 2007

Chacun à son ou ses films préférés. Certes il y en a plein qui m'ont plu, qui m'ont fait rire, m'ont fait frémir, m'ont surpris. Mais pour classer un film dans "ses préférés" il faut un peu plus que ça, une émotion particulière, une ambiance, une découverte.

J'ai donc fait ma petite sélection de mes 4 films préférés.

Je peux pas trop les classer par ordre de préférence, cependant il y en a 3 qui ont de fortes similitudes.

Allez, hop, zou, c'est parti :

  • Star Wars : A New Hope
  • Taxi pour Tobrouk
  • Casablanca
  • La Grande Illusion

Bon, alors c'est pas trop difficile de chercher l'intrus.

Ce qui m'a surpris, a posteriori, c'est que ni Taxi pour Tobrouk, ni la Grande Illusion, ni Casablanca ne sont des films de guerre à proprement parler (façon de parler, bien sûr). Ce sont plutôt des films sur la guerre. Peut être aussi que ces films ont été réalisé par des personnes qui ont effectivement connu la guerre (ou du moins des périodes de guerre) et donc qui en parlent avec une certaine justesse, comme des hommes qui ont vécu ces drames.

Evidemment, dans Casablanca le duo Ingrid Bergman – Humphrey Bogart est mythique et a hissé ce film au rang des plus belles histoires d'amour.

Et puis je trouve que Humphrey Bogart a vachement inspiré Harison Ford dans la série des Indiana Jones. Alors ça c'est un bel hommage. 

Moi c'est la scène de … la Marseillaise qui m'émeut toujours. Je sais je suis un peu monomaniaque mais je suis trop vieux pour changer maintenant.

 

Je suis d'autant plus content que maintenant la Marseillaise n'est plus taboue. Elle est redevenue le symbole de toute une Nation, et n'est plus l'apanage d'un parti ou d'une faction (ou l'exclusivité des suporters lors de match de foot). 

Autre film superbe, La Grande Illusion. Intéressant de noter qu'il y a aussi une scène de Marseillaise, décidément ! (par contre il n'y en a pas dans Star Wars : encore que l'on peut voir la scène finale (throne room) en enlevant le son et en mettant la Marseillaise à donf, ça marche aussi).

C'est aussi le plus daté puisque il a été réalisé en 1937. A l'époque on se doutait que cela allait être rebelotte dans ta face. Le plus amusant c'est que le film fut primé à Venise, mais ciomme l'Italie fasciste ne pouvait pas décemment récompenser un film pacifiste pour le rapprochement entre les peuples on lui trouva un autre prix : genre "prix de la critique internationale qui tue de la mort, du prix bizarre qu'est pas officiel mais qui récompense quand même le film passque il est trop exceptionnel pour passer à côté nan mais sans blague" !

J'ai pas réussi à trouver l'affiche originale du film : mais elle était superbe (un désir de liberté et de paix dans les oflag). 

 

Bon et puis y'a Taxi pour Tobrouk. Evidémment ce film est servi pasr d'excellents acteurs et des dialogues ciselés. Mais c'est plutôt l'expérience humaine qui est mise en avant. L'introduction est assz remarquable àcet effet : des individus très différents unis et broyés par la mécanique implacable.

 

Ma scène préférée reste celle du bivouac. Un peu parce que j'en ai fait quelques uns et que cela ressemble assez à ça. 

 

D'une certaine façon, la Guerre des Etoiles (ou Les Guerres de l'Etoile si on fait une traduction littérale du titre Star Wars) est aussi un film de guerre. Un film simpliste dans lequel les méchants sont … euh … méchants, et les gentils, ben pareil, y sont gentils. bref une vision manichéenne et simpliste. Dans Clerks il y a aussi une digression sur les crimes de la rebellion. Finalement cela à un côté pratique presque bushien de catégoriser les gens dans un camp ou dans l'autre sans se poser de questions. On est sûr de soi et hop hardi petit on bousille l'Etoile Noire des méchants.

M'enfin dans la Guerre des Etoiles (ou dans le Seigneur des Anneaux) chacun à la vision qu'il veut et préfère tel ou tel passage, personnage, ou histoire.

Moi j'adore le "Apologies accepted Captain Needa." (c'est dans le 2 mais quand même).

Le Carnet à « bonnes résolutions »

jeudi, juillet 5th, 2007

Dans mes bonnes résolutions de l'année j'avais mis "organiser un peu ma vie pour que ça soit moins le bordel !"

6 mois plus tard j'y suis arrivé gràce à POINTS (l'éditeur).

En effet, lors du Salon de Genève, j'avais fait ma provision coutumière de bouquins dont des POINTS (les derniers Alatriste, notamment). Une fort charmante et acorte jeune femme m'avait, en plus de ses nombreux sourires prodigués, donné un carnet de notes.

Carnet que je m'étais empressé d'oublier au fond de mes nombreux sacs, parce que le trajet Genève – Paris c'est long. C'est à ce moment que l'on s'aperçoit que la culture c'est lourd, surtout en bouquins.

Comme j'imposais à un ami collègue, la doctrine du carnet, afin de noter les différentes tâches à accomplir (et par là même ne plus les zapper) je décidais d'en faire de même.

Non pas pour le boulot, mais plutôt pour ma vie de tous les jours. Genre "organiser des vacances", "payer ton loyer", "envoyer les papiers à la sécu", etc. Tant il est vrai que ces petits détails de la vie quotidienne ont tendance à passer au second plan dans ma vie.

Je décidais donc, courageusement, de nommer la première page de mon carnet, comme suit :

Au passage, je réalisais à quel point mon écriture (au temps du tout ordi) est devenue hideuse et incompréhensible. Il paraît que c'est de famille du côté de mon père.

Voilà en deux jours j'ai rempli trois pages de tâches que je biffe au fur et à mesure que je les réalise : "ça c'est fait !"

Ainsi, quand j'ai 5 minutes, au lieu de prendre un bouquin ou de glander misérablement (les fumeurs, eux, allument une clope), je me penche dans mon petit carnet magique et je réalise une mission pour un meilleur avenir et une vie plus saine.

Maintenant, en réfléchissant un peu plus, je réalisais qu'il y avait un deuxième truc qui me chiffonais : mon blog.

Je ne reviendrai pas sur l'importance qu'il a pris dans ma vie : tour à tour exutoire, défouloir, confident, libérateur, exercice de style, etc.

Cependant je suis assez souvent atteins du syndrome de la page blanche (qui en terme bloguique doit être le syndrome de la case vide). Comme, à peu près tout le monde (j'imagine) j'ai pas toujours l'inspiration du moment pour faire un note de blog.

Or il m'arrive souvent d'avoir des idées de notes qui disparaissent car je ne les ai pas noté (justement). Aussi ai je noté à la fin de mon carnet de notes la rubrique suivante (trop de notes, monsieur Mozart, trop de notes) :

Gràce à ce petit carnet, au moins j'ai pu accomplir une chose : écrire cette note. Cool, cela faisait 2 jours.

La Blague de mister Biquet : Tout le monde connait l'histoire de PAF le chien : C'est une chien sur une route. Une voiture arrive et PAF le chien !

Alors je vais vous raconter l'histoire de flip flip la girafe : C'est une girafe dans la savane. Un hélicoptère arrive et flip flip la girafe.

Le summum du beau – le film !!

mardi, juillet 3rd, 2007

"The Climax of the beautiful – the movie"

Dans mon message précédent j'ai eu mon petit cri du coeur sur les sentiments contrastées que m'inspirent les cadeaux offerts au vulgum pecus (le péquenot de base, quoi ! moi inclus) dans les stations services (statium servicius ?).

J'explicitais mon point de vue sur la pauvre estime qu'ont les stations services de leur clientèle pour leur proposer de telles abominations.

D'ailleurs je n'ai jamais vu quelqu'un acheter une de ces bouses typiques. J'ai vu des gens acheter de la nourriture, des magazines (dont certains de Q), des boissons, etc. mais jamais ces objets. C'est pourquoi je suppute que c'est une ramification du complot médiatico-financier qui consiste à abêtir la population française à coup de télé-réalité, magazines people, etc.

Heureusement que le Biquet veille !!

Bref, avant hier vous aviez eu droit au choc des mots et au poids des photos (à moins que ce ne soit l'inverse) car le documentaire était largement fourni en témoignages iconographiques et pas mal commenté/argumenté.

Je ne pouvais que compléter cette série documentaire au coeur de l'action avec des images qui bougent ! Et oui, je n'ai reculé devant rien pour répondre à cette quête de la vérité, j'ai consenti TOUS les sacrifices afin d'apporter la lumière, je me suis auto-humilié en FILMANT les étals surchargés de ces saloperies produits afin de vous les apporter "live".

En effet, devant tant de complaisance, tant d'horreurs on aurait pu croire à un montage, à un faux, à un canular. Hélas, non ! Tout est vrai !

Voici l'horrible vérité crue, nue, dévoilée devant vos yeux scrutateurs de public averti : ATTENTION LES IMAGES SONT INSOUTENABLES !!

Les soirées de l'ambiqueteur sont toujours réussies.

La blague de Mister Biquet : Comment appelle t'on un ours maniaco dépressif ?

Un ours bi-polaire.

Innocent Je ne comprends TOUJOURS pas la réponse !!

Le summum du beau !

dimanche, juillet 1st, 2007

Lors de mes vacances j'ai fait une petite escapade dans les alentours de Lyon pour assister au mariage d'amis très chers.

C'était très agréable et, je sais c'est un peu classique de le dire mais c'est tellement vrai dans le cas présent, la mariée était ravissante.

Bref, je ne m'étendrai pas trop sur ce mariage qui fut en tout points réussi, mais je vais m'attarder sur une expérience qui me sidère toujours et que je tiens à vous faire partager. Le voyage unique et merveilleux dans la section cadeau des stations service.

Le summum du beau, la plénitude du superbe, la quintessence du bon goût se trouvent réuni dans ces merveilleux cadeaux qui sont mis à disposition de nos porte monnaies, victoire de la société de consommation alliée au raffinement de la culture française.

Ainsi oubliez les listes de mariages classique et ennuyeuse. Soyez à la pointe du progrés en choisissant des cadeaux surfant entre fantaisie, modernisme et tradition et déposez votre liste dans les stations TOTAL, SHELL, AVIA, ESSO, etc. Des armées de responsables achats saunt combler vos exigences les plus inattendues, répondre à vos souhaits les plus inexprimées et enfin apporter à votre couple cette touche d'originalité typiquement française que le monde entier nous envie.

Ainsi dans une station TOTAL à quelques kilomètres de Paris vous pourrez avoir tous ses superbes assortiments d'objets rappelant les plus beaux monuments de notre belle capitale "Ze Siti of Laïte".

Et ces si typiques produits artisanaux qui enchanteront vos soirées :

 

 Sans oublier ce superbe éventail à offrir à votre belle-mère en gage de votre amour filial et pour lui prouver, par cette attention touchante, que vous acceptez d'un coeur léger cette nouvelle famille dans laquelle vous vous sentez si bien intégré.

Très déçu par mon passage dans une station ESSO qui n'offrait qu'un piètre étalage du bon goût national. En effet il n'y avait que cette petite (mais ô combien superbe) sélection de produits.

En effet, comme nous approchions de la région lyonnaise, nous avons pu constater ce délicat et touchant témoignage … que dis-je ? … hommage à l'art culinaire et à la gastronomie lyonnaise via ces produits dérivés du cochon (et comme chacun sait : "dans l'cochon tout est bon" même les tirelires).

Je dois avouer que, même si ce pélerinage en terre pétrolière était intéressant, il dominait un sentiment de manque, de frustration, d'insatisfaction. Un peu comme une quête infructueuse.

Heureusement lors du périple retour Lyon – Paris je suis tombé sur le Graal de la classe et de la distinction. Ô comme j'ai regretté de ne pas avoir un break ou même une camionnette pour rafler tous ses produits aussi divers qu'attrayants, vibrants témoignages de la culture et de la diversité nationale, afin de décorer et d'égayer mon modeste domicile.

Si un jour je me marie, il faudra que je dépose ma liste de mariage dans ce hâvre de culture et de fantaisie.

Ah ! J'image avec satisfaction ces bataves, ces lusitaniens, ces ibères, ces teutons, ces saxes, ces lombards, qui, de passage dans notre belle contrée ont pu s'esbaudir de notre vivante culture empreinte de modernité et de tradition. Que de richesse étalée devant leurs yeux incrédules. Comme ils ont dû se dire, ces naïfs étrangers, que nous étions vraiment une belle et grande nation bénie des dieux. Comment, devant un tel étalage de richesse, rester insensible aux charmes de nos belles régions ? Comment ne pas succomber à tant de beautés, tant de bonheur? Ah ! Heureux touriste ! Comme tu as dû être ému devant une telle abondance de culture de savoir et d'histoire réunie en un seul endroit pour le plaisir de tes yeux ! Tant de plénitude, de grâce, de bonheur, des siècles de culture et de savoir-faire concentré dans un seul endroit empestant sentant les odeurs carburantesques.

Ô, ami touriste, qui n'a pas eu le bonheur, le privilège, de naître français, en faisant cette étape pétrolifère, tu as pu, incidemment, toucher du doigt l'extraordinaire richesse et diversité d'un patrimoine enrichi patiemment du savoir et des techniques de nos anciens, que nous transmettons tel un vivant héritage aux générations futures afin qu'elles se projettent dans l'avenir tout en restant conscientes de leurs racines.

Et cet amalgame presque scandaleux et outrancier de richesse se trouvait réuni dans une station SHELL sur l'Autoroute Lyon – Paris.

Et d'abord commençons par ce témoignage de la terre à la mer car, oui, depuis Colbert, la France est une grande nation maritime. C'est donc un clin d'oeil touchant et modeste de notre passé maritime. On pourrait même dire que ces dauphins malicieux sont aussi un rappel vivace des DOM TOM, si lointains mais si proches, si différents mais tellement semblables dans cette communauté parfaite enrichie de diversitude.

Admirez le détail de ces superbes objets :

 

 

Il s'agit, bel et bien, d'oeuvres d'art. Admirez le sourire malicieux de ces dauphins, criant de vérité, que l'on croirait qu'ils bondissent de l'eau moussue de la baignoire pour échapper au méchant baleinier nippon, lui-même poursuivi par les Zodiac de paixverte armés de ce Galak si bon, si blanc.

Voici maintenant un signe fort à notre belle région bretonne. Un gage d'amitié éternelle des forces vives lyonnaises envers la région à l'hermine et à la crèpe au blé noir.

 

Et après s'être attaché au patrimoine culturel, au vivant legs, c'est un cri du coeur en direction de l'industrie piscicole bretonne qui fleure bon son Guilvinec, Ploerven, Carnac, Saint Malo, Quimper, … ils ont des chapeaux ronds hem, excusez moi ! 

 

Toute la noblesse de l'individu est parfaitement rendue dans cette sculpture pseudo naïve. Il y a du Verlaine, du Baudelaire dans ce noble pêcheur solide à l'apparence rugueuse mais au coeur juste qui s'illumine du sourire d'un enfant. Cet homme qui brave la mer, tutoie le danger, regarde le soleil en face, pèse la chouette, maîtrise les flots déchaînés et respecte la puissance et le secret de la mer. Il ya du Jack Sparrow dans cet homme à la tête chenue.

Bien sûr il y a aussi, encore et toujours Paris ; Paris attendrissant, Paris typique, Paris historique, Paris grandiose, Paris sublime, … mais Paris libéré. Libéré par son peuple … : Que l'on touche à la liberté et Paris se met à Grrrrronder !

Mais comment passer à côté de cet éléments si capital de notre belle culture : "le ballet". Admirez ces petits rats, dont les yeux brillent de mille feux (de la rampe) dans l'espoir d'être danseuse étoile et d'enflammer la scène sous le regard attendri d'un public admiratif et esthète appréciant la beauté du geste, la perfection de l'enchaînement, la parfaite synchronisation de la danse et de l'orchestre, comme si l'artiste était manipulé par la baguette du chef d'orchestre. Voici donc, le rêve de tou(te)s les jeunes filles et garçons : l'opéra (ses tutus, ses ballerines, ses collants roses qui vous rentrent dans la raie du …)

 

 

Et aussi comment faire l'impasse sur notre tendre amour des petites bêtes : "des petits chachats à sa mémère".  Non, là aussi il fallait prouver, démontrer notre féroce amour et attachement à la gent animale. Une sorte d'émouvante réponse aux fables de Lafontaine et aux contes de Perrault de notre enfance. Car, dans chaque français il y a un Esope qui sommeille.

Et pour bien marquer notre amour pour LE chat (avec son mou et sa petite bassine à crottes) nous en faisons des copies. Mais ce ne sont pas des poils de matous que nous utilisons (ni de minous, … euh … excusez-moi) mais du poil de lapin. Bref c'est le lapin qui fait les frais de notre amour débonnaire de l'espèce féline. Je me demande si il y aurait pas une fable à en tirer (enfin, bref, passons, car madame lapine serait bien triste de voir que les poils de ses rejetons se collent à ses sculptures plastiquiennes de minous inertes).

 Maintenant, nous allons nous plonger dans la richesse, la diversité, de la créativité française. Cette créativité qui allie l'utile à l'agréable, le beau à l'accessoire, bien sûr toujours mâtinée de cette touche de fantaisie qui fait notre spécificité tant enviée, souvent copiée jamais égalée.

Vraiment LE designer français conserve son oeil sûr pour dénicher le détail qui sublime l'objet, même le plus anodin, pour le hisser au niveau de l'oeuvre d'art. Quel talent, quel savoir-faire, quelle maîtrise, quelle … quelle … quelle maestria. Bravo, bravo ! comment disent les esquimaus.

Enfin un dernier salut respectueux et pudique vers nos cultures méridionales si chaleureuse et accueillantes.

Voilà, je tenais à témoigner de mon respect IN-CON-DI-TIO-NNEL pour ces hauts lieux de la culture française que sont les stations services. Elles savent capter l'essentiel d'une culture et la transposer par un habile choix et une judicieuse sélection afin de la transmettre, de manière désintéressée, à un public avide de culture, assoifé de connaissance. Merci SHELL, Merci TOTAL, merci AGIP, AVIA, ESSO. Merci à vous pour promouvoir la culture, développer le sens du beau, éveiller nos sens à la pureté de la ligne Bande de … de … de CONNARDS !!

Directeurs des achats maudits qui proposez ces scandaleuses souillures de l'esprit, je vous méprise. Votre sélection pitoyable de produits en toc est un  appel au ridicule, au cliché, au raccourci, et nous replonge dans la caricature, dans le comble du kitsch.

Combien d'intérieurs gâchés par vos soins ? Combien de salons souillés par vos déjections décoratives ? Combien de familles ridiculisées par vos relents kitschs et nauséabonds ?

Vendeurs maudits, de quel puits infernal êtes-vous sortis pour, à ce point, proposez le laid, le ridicule, le moche, le vulgaire, le vomissable ?

Avec vos modèles réduits de Tour Eiffel je vous maudits comme vous semblez mépriser votre public. Votre engeance damnéee essaimée de par toute l'Europe raffole de taureaux banderillés en plastoc, de pintes de bière teutonne miniature, de royal guard avec bonnet de poils synthétiques et autre tour de pise en moulage et manneken piss pâtiné à la machine.

Etes vous si malheureux qu'il faille nous infliger vos goûts douteux ? N'avez vous ni estime, ni respect de vous mêmes pour choisir de tels artefacts ? Pensez à vos familles, à vos enfants ! Savent-ils seulement le crime quotidien que vous réalisez en proposant à la vente ses splendeurs kitschs ? Salir le sacré, l'emblême, le grand vous procure-t'il une jouissance machiavélique et malsaine ?

Votre goût de la marge, du bénéfice, du profit vous interdisent-t'ils un peu de bon sens ?

Grmbl.

A chaque fois, je pense avoir fait le tour de l'horreur et du ridicule et, à chaque fois, je découvre de nouvelles babioles plus hideuses que les précédentes.

A quand les cacas de chiens des trottoirs de Paris en plastique ? (qui font prout prout quand on les presse)

Soupir !!